Bourses de recherche Bertram 2017

La Fondation de recherche sur la gouvernance (FCRG) est la seule fondation de bienfaisance au Canada qui se consacre entièrement à appuyer et à diffuser la recherche sur la gouvernance d'un point de vue canadien. Chaque année, grâce aux bourses de recherche au doctorat Robert Bertram, la FCRG appuie la recherche sur la gouvernance de sociétés entreprise par les étudiants au doctorat les plus prometteurs du pays.

Thomas Boisvert St-Arnaud, Université de Sherbrooke

Mes 10 ans d'expérience en entrepreneuriat, dans le milieu communautaire et au sein des coopératives m'ont permis d'identifier des problématiques managériales. Après avoir observé plusieurs lacunes dans l'application des approches conventionnelles de gestion, j'ai opté pour la recherche. Mon parcours me confère un regard original sur les problématiques contemporaines. Entre autres, cela me permet de mettre à profit ma compréhension intime de la réalité terrain pour faciliter la mobilisation et le transfert de connaissances adaptées, et ce, directement aux praticiens.

Sommaire de recherche
Je m'intéresse à la gouvernance des organisations par le prisme de l'antifragilité. Mon objectif est de développer des principes généraux de design antifragile permettant une gouvernance systémique et non prédictive. L'antifragilité caractérise les organisations capables de mettre à profit l'imprévisibilité des environnements organisationnels.Ce faisant, j'espère aider les organisations à tirer profit du désordre. J'espère que mon projet de recherche contribuera à l'avancement des connaissances par l'identification de mécanismes capables de susciter ou d'enrayer l'antifragilité au sein des organisations.
Lire l'essai de recherche de Thomas Boisvert St-Arnaud

Duff Conacher, Université d'Ottawa

Duff Conacher est un chef de file reconnu à l'échelle internationale dans le domaine de la réforme démocratique et de la responsabilité gouvernementale. Il a été membre du groupe Ralph Nader (Ralph Nader's Raider) et il est diplômé de la faculté de droit de l'Université de Toronto. Il est cofondateur du Groupe de recherche d'intérêt public du Québec ainsi que de Democracy Watch, qu'il dirige depuis 1993. Il est aussi cofondateur du Réseau d'éducation de la démocratie, l'un des principaux organismes d'éducation civique au Canada. Il a été professeur auxiliaire à la faculté de droit de l'Université de Toronto de 2011 à 2014 et professeur invité à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa de 2014 à 2016. Il est actuellement étudiant au doctorat et professeur auxiliaire à la faculté de droit de l'Université d'Ottawa et professeur auxiliaire à l'École d'études politiques de l'Université. Il est également à la tête de GoodOrg.ca Consulting, qui fournit des conseils, des services et de la formation aux gouvernements, aux entreprises et aux organisations citoyennes dans les domaines de la bonne gestion des affaires publiques, de l'éthique, de la responsabilité, des communications et des relations avec les intervenants et le public.

Sommaire de recherche
S'assurer que les dirigeants et les membres des conseils d'administration des entreprises des secteurs privé et public, des organismes gouvernementaux et des organisations à but non lucratif ne favorisent pas leurs intérêts personnels lorsqu'ils participent aux processus décisionnels est l'un des défis fondamentaux du système de bonne gestion des affaires publiques. Les décisions qui redirigent les ressources pour favoriser les intérêts personnels des membres des conseils d'administration peuvent : réduire les revenus d'entreprise et la valeur des actions (pour une société privée ou publique cotée en bourse); gaspiller les fonds publics (pour une société du secteur public ou un organisme gouvernemental); et gaspiller des fonds difficiles à amasser (pour les organismes à but non lucratif). Mon projet de recherche vise à élaborer un système de règles et des mesures d'application qui pourront servir de modèle de pratiques exemplaires pour veiller à ce que les dirigeants et les membres des conseils d'administration ne participent pas à la prise de décisions pour lesquelles ils ont des intérêts personnels.
Lire l'essai de recherche de Duff Conacher, disponible en anglais seulement

Leanne Keddie, Université Concordia

Leanne Keddie est candidate au doctorat en comptabilité à la John Molson School of Business de l'Université Concordia à Montréal, au Québec. Elle a obtenu son diplôme de premier cycle en commerce à l'Université Mount Allison à Sackville, au Nouveau-Brunswick, et sa maîtrise en administration des affaires (MBA) à l'Université McMaster à Hamilton, en Ontario. Elle est également comptable professionnelle agréée (CPA, CMA) et se concentre particulièrement à la gestion comptable, sa passion. Avant de commencer ses études au doctorat, elle a occupé divers postes au sein de l'industrie pendant plus de dix ans, notamment dans les finances commerciales, l'évaluation d'entreprises privées et le secteur de la formation en comptabilité plus récemment à CPA Canada. Elle a donné des cours avancés de gestion comptable ainsi que des cours de comptabilité financière au cours des sept dernières années et a travaillé comme assistante de recherche pour divers projets en lien avec la gouvernance d'entreprise, le financement de PME, la responsabilité sociale d'entreprise et la formation en comptabilité.

Sommaire de recherche
Ses recherches actuelles portent sur l'utilisation des mesures incitatives liées à la responsabilité sociale d'entreprise (RSE) dans des régimes de rémunération pour la direction. Alors que d'autres mesures incitatives non financières, comme la satisfaction de la clientèle, ont gagné en popularité depuis les années 1990, il semble que ces nouveaux paramètres de RSE soient promus par les sociétés, tout comme la définition perçue de la durabilité des entreprises, notamment les éléments sociaux et environnementaux. Ceci tranche avec les objectifs financiers typiques relatifs à l'amélioration du prix des actions de la société, la rentabilité ou le flux de trésorerie. De telles mesures incitatives se retrouvent dans environ 40 % ou plus des programmes de prime du PDG et de l'équipe de direction des grandes sociétés. Les cibles des primes incitatives de RSE comprennent, entre autres, la réduction des émissions de carbone et les améliorations relatives à la sécurité des employés, ainsi que d'autres paramètres relatifs aux objectifs sociaux et environnementaux des sociétés. Nous en savons actuellement très peu au sujet de ces mesures incitatives de RSE. Ses recherches visent à étudier pourquoi les sociétés adoptent des mesures incitatives de RSE et quel rôle joue la gouvernance d'entreprise. Sur le plan pratique, elle vise à fournir des données probantes qui informent les conseils d'administration sur l'utilisation et l'élaboration de mesures incitatives de RSE et sur la façon dont la gouvernance d'entreprise appuie ces initiatives. Ces recherches seront intéressantes pour les actionnaires et les autres intervenants, puisqu'elles gagnent en popularité autant pour la rémunération des hauts dirigeants que pour les questions d'ordre social et environnemental, qui revêtent aujourd'hui une grande importance pour la gouvernance d'entreprise au Canada.
Lire l'essai de recherche de Leanne Keddie, disponible en anglais seulement
Lire Rewarding good behaviour dans la Director Journal (juillet / août 2018), disponible en anglais seulement

James Shou, Université de l'Alberta

James Shou est un candidat au doctorat en finance à l'Alberta School of Business (ASOB) de l'Université de l'Alberta. Sous la supervision du professeur Randall Morck, James effectue des recherches portant sur les domaines de la gouvernance d'entreprise, la finance comportementale et les actifs financiers. Il donne des cours de statistiques des entreprises, d'investissements et de gestion des risques. Avant de rejoindre l'ASOB, James a reçu son baccalauréat en économie à la Shanghai Jiao Tong University et sa maîtrise en économie appliquée à l'Université du Manitoba. Il est récipiendaire de la bourse de doctorat AIMCo en finance.

Sommaire de recherche
Les rapports du cours d'une action sur la valeur comptable des sociétés canadiennes cotées sont d'au moins dix pour cent inférieurs à ceux des sociétés américaines cotées d'importance semblable dans les mêmes industries. Des réductions semblables sont présentes dans les ratios cours/bénéfice, les ratios Q et les autres mesures d'évaluation. Compte tenu de la similitude étroite et de l'intégration des deux économies, il s'agit d'une anomalie intrigante surnommée le " casse-tête de la décote du Canada " Ma thèse de doctorat consiste à utiliser une base de données de groupes d'experts d'une ampleur sans précédent (en termes de nombre d'années et de nombre de sociétés inclus) de sociétés canadiennes pour expliquer pourquoi la décote du Canada existe. Je pourrai ainsi explorer comment la décote du Canada varie selon les années, les industries et les régimes de gouvernance d'entreprise variés. Des travaux précédents confirment l'existence de la décote du Canada, mais ils n'en clarifient pas les causes. Une série de travaux antérieurs précise que de nombreuses sociétés canadiennes ont des problèmes de gouvernance d'entreprise associés aux actionnaires majoritaires établis - souvent des familles d'entreprises puissantes sur le plan politique. Les résultats préliminaires démontrent que la décote s'est aggravée depuis les dernières études et suggèrent un manque de gouvernance pouvant être empiré par des facteurs macro-économiques. Mes autres travaux devraient contribuer à isoler les causes de la décote du Canada. Cela pourrait aider les directeurs (ou les groupes d'actionnaires activistes) à mieux cerner et corriger les problèmes de gouvernance importants. Le fait de corriger ces problèmes augmenterait le prix des actions canadiennes, ce qui contribuerait à accroître la valeur des portefeuilles des investisseurs et, grâce à la hausse de la valeur des premiers appels publics à l'épargne (PAPE), ce qui améliorerait le marché boursier pour les entrepreneurs.
Lire l'essai de recherche de James Shou, disponible en anglais seulement

Anciens boursiers Bertram

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